Quand l'arthrose de la hanche ou du genou finit par empêcher de marcher et de dormir, la prothèse devient une vraie solution. C'est aujourd'hui une opération très courante et très efficace. Voici quand se décider, comment ça se passe, et comment bien récupérer.
Une prothèse articulaire est un implant qui remplace une articulation trop abîmée, le plus souvent la hanche ou le genou, quand l'arthrose a détruit le cartilage. C'est l'une des interventions les plus pratiquées et les plus réussies de la chirurgie moderne : elle supprime la douleur et redonne la marche à des personnes qui ne pouvaient plus sortir de chez elles. Elle reste une opération, avec ses suites et sa rééducation, mais la décision se prend sereinement, sur un critère simple : la gêne dans votre vie quotidienne.
C'est la question centrale, et la réponse surprend souvent : ce n'est pas la radiographie qui décide, mais votre vie quotidienne. On envisage l'opération quand :
On peut avoir une arthrose très visible sur la radio et peu de gêne — et l'inverse. Le site ameli.fr détaille la prise en charge de l'arthrose de hanche, du traitement conservateur à la chirurgie.
Le chirurgien retire les surfaces articulaires abîmées et met en place l'implant. L'intervention dure généralement entre une et deux heures, sous anesthésie générale ou loco-régionale. L'hospitalisation est courte — quelques jours seulement, parfois moins — et le lever se fait très rapidement, souvent dès le lendemain, voire le jour même. Avant l'opération, un bilan complet est réalisé, et c'est le moment de signaler tous vos traitements, notamment les anticoagulants : un bon sujet à préparer lors d'une révision de vos médicaments.
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Je m'inscris à la newsletter →C'est le point que les patients sous-estiment le plus. La qualité du résultat dépend directement de la rééducation, menée avec un kinésithérapeute, à domicile ou en centre selon les cas. Elle vise à récupérer la mobilité, à renforcer les muscles et à retrouver un bon appui. Pour le genou, la récupération est en général plus longue et plus exigeante que pour la hanche : il faut de la patience et de la régularité. Suivre sérieusement son programme, marcher progressivement et faire ses exercices à la maison sont ce qui distingue un bon résultat d'un résultat moyen. Poursuivre ensuite une activité physique douce entretient le bénéfice.
C'est une inquiétude fréquente, notamment chez les personnes qui hésitent à « l'user trop vite ». Les prothèses actuelles durent de nombreuses années, largement au-delà d'une décennie pour la grande majorité des patients. Et si une prothèse s'use ou se descelle, il est possible de la remplacer par une nouvelle intervention. Il ne faut donc pas repousser indéfiniment une opération qui vous rendrait des années de mobilité, par crainte d'une usure future.
Les suites sont bien codifiées. Il faut respecter les consignes de votre chirurgien (certains mouvements sont à éviter les premières semaines, surtout pour la hanche), prendre le traitement anticoagulant prescrit pour prévenir la phlébite, et surveiller la cicatrice. Signalez toute fièvre, rougeur ou douleur inhabituelle, qui peut faire craindre une infection. Sécurisez votre domicile pour éviter la chute (tapis, éclairage, barre d'appui) — voir prévenir les chutes. Enfin, pensez à préserver vos os avec la prévention de l'ostéoporose, car un os solide tient mieux une prothèse.
Si la douleur vous réveille la nuit et que vous ne marchez plus comme avant malgré les traitements, parlez de la chirurgie à votre médecin : c'est la gêne quotidienne qui décide, pas la radio. Et si vous êtes opéré, retenez l'essentiel : la rééducation fait le résultat. Faites-la sérieusement, elle vous rendra des années de mobilité.
Quand la gêne quotidienne devient importante malgré les traitements : douleur permanente résistant aux antalgiques et à la kinésithérapie, périmètre de marche très réduit, douleurs qui réveillent la nuit, gestes simples devenus difficiles. Ce n'est pas la radiographie qui décide, mais l'impact réel sur votre vie.
Le chirurgien retire les surfaces articulaires abîmées et met en place l'implant. L'intervention dure généralement une à deux heures, sous anesthésie générale ou loco-régionale. L'hospitalisation est courte, quelques jours seulement, et le lever se fait très rapidement, souvent dès le lendemain de l'opération.
Elle varie selon l'articulation et la personne. Pour le genou, la récupération est en général plus longue et plus exigeante que pour la hanche. La rééducation, menée avec un kinésithérapeute à domicile ou en centre, conditionne directement la qualité du résultat : il faut de la patience et de la régularité.
Les prothèses actuelles durent de nombreuses années, largement au-delà d'une décennie pour la grande majorité des patients. Et si une prothèse s'use ou se descelle, il est possible de la remplacer par une nouvelle intervention. Il ne faut donc pas repousser une opération par crainte d'une usure future.
Respecter les consignes du chirurgien (certains mouvements sont à éviter les premières semaines, surtout pour la hanche), prendre le traitement anticoagulant prescrit pour prévenir la phlébite, surveiller la cicatrice, et signaler toute fièvre, rougeur ou douleur inhabituelle qui pourrait évoquer une infection.
Oui, dans la grande majorité des cas. L'opération supprime la douleur et redonne un périmètre de marche souvent perdu depuis des années. Le résultat dépend beaucoup du sérieux de la rééducation. Ensuite, une activité physique douce et régulière, comme la marche ou la natation, entretient durablement le bénéfice.