Silencieuse, l'ostéoporose fragilise les os sans prévenir — jusqu'à la fracture. Or elle se prévient et se traite. Alimentation, activité, dépistage : comment garder un squelette solide après 60 ans.
On l'appelle la « maladie silencieuse » : l'ostéoporose fragilise les os progressivement, sans douleur ni symptôme, jusqu'au jour où une chute — parfois banale — provoque une fracture. Poignet, hanche, vertèbres : ces fractures peuvent bouleverser l'autonomie. La bonne nouvelle, c'est qu'on peut agir, à tout âge, pour préserver la solidité de son squelette. Voici comment.
L'os est un tissu vivant, en perpétuel renouvellement. Avec l'âge, la fabrication d'os ralentit tandis que sa destruction se poursuit : le capital osseux diminue, l'os devient poreux et fragile. C'est l'ostéoporose. Elle est particulièrement fréquente chez les femmes après la ménopause, car la chute des œstrogènes accélère la perte osseuse, mais elle concerne aussi les hommes plus âgés.
L'ostéoporose ne fait pas mal en elle-même. Son danger, ce sont les fractures qu'elle provoque, notamment la fracture du col du fémur (hanche), lourde de conséquences après 70 ans. Prévenir, c'est d'abord préserver l'os avant la casse.
Certains éléments augmentent le risque et doivent inciter à la vigilance :
Pour mesurer la solidité des os, un examen simple et indolore existe : l'ostéodensitométrie (ou densitométrie osseuse). En quelques minutes, elle évalue la densité minérale osseuse et permet de savoir si vous êtes ostéoporotique, à risque, ou non. Cet examen est pris en charge par l'Assurance Maladie dans certaines situations (après une fracture, à la ménopause avec facteurs de risque…). Parlez-en à votre médecin, surtout si vous cumulez des facteurs de risque. Si vous n'avez pas de médecin traitant, voir notre guide trouver un médecin.
Bien nourrir ses os passe par trois nutriments clés :
Une alimentation variée et suffisante est votre première ligne de défense, à l'opposé des régimes restrictifs qui fragilisent — attention à la dénutrition.
Contrairement à ce qu'on pourrait croire, il ne faut pas « ménager » ses os : c'est en les sollicitant qu'on les renforce. Les activités « en charge » (où l'on porte son poids) stimulent la fabrication osseuse : marche, montée d'escaliers, danse, gymnastique douce. Le renforcement musculaire et les exercices d'équilibre sont doublement précieux : ils consolident l'os et réduisent le risque de chute. Voir nos guides activité physique douce et prévenir les chutes.
Puisque le danger vient des fractures, réduire le risque de chute est essentiel. Quelques mesures simples :
Quand l'ostéoporose est avérée ou le risque de fracture élevé, le médecin peut prescrire des médicaments qui freinent la perte osseuse ou stimulent la formation d'os, en complément du calcium et de la vitamine D. Ces traitements ont fait la preuve de leur efficacité pour réduire le risque de fracture. Ils se prennent sur la durée, avec un suivi régulier. Ne les arrêtez jamais de vous-même : parlez-en à votre médecin, qui adapte la prise en charge à votre situation.
Si vous êtes une femme ménopausée ou si vous cumulez des facteurs de risque, demandez à votre médecin si une ostéodensitométrie est indiquée. En parallèle, assurez-vous d'un bon apport en calcium et vitamine D, et bougez régulièrement : vos os se construisent chaque jour.
C'est une maladie qui fragilise les os en diminuant leur densité, les rendant poreux et cassants. Elle est silencieuse (pas de douleur) jusqu'à la survenue d'une fracture. Elle touche surtout les femmes après la ménopause, mais aussi les hommes âgés.
Par une ostéodensitométrie, examen simple et indolore qui mesure la densité osseuse en quelques minutes. Il est pris en charge dans certaines situations (fracture antérieure, ménopause avec facteurs de risque). Parlez-en à votre médecin si vous cumulez des facteurs de risque.
Les aliments riches en calcium (produits laitiers, eaux calciques, légumes verts, sardines, amandes) et en protéines, associés à un bon apport en vitamine D (souvent supplémentée après 60 ans). Une alimentation variée et suffisante protège les os ; évitez les régimes restrictifs.
Oui, à condition qu'il soit adapté. Les activités en charge (marche, danse, gymnastique douce) stimulent la fabrication osseuse, et les exercices d'équilibre et de renforcement réduisent le risque de chute. Demandez conseil à votre médecin sur les activités adaptées à votre cas.
Elle se traite. Quand le risque de fracture est élevé, le médecin peut prescrire des médicaments qui freinent la perte osseuse ou stimulent la formation d'os, en plus du calcium et de la vitamine D. Ces traitements réduisent efficacement le risque de fracture et se prennent avec un suivi régulier.
Oui. La vitamine D permet de fixer le calcium sur les os. Elle se fabrique grâce au soleil, mais après 60 ans, et surtout en hiver, une supplémentation est fréquemment prescrite car les carences sont courantes. Votre médecin peut la doser et adapter la dose.