Édition du jour  |  📩 Newsletter gratuite  |  📋 Simulateur retraite  |  📞 Numéros d'urgence
France Éditions — accueil Le média des seniors français
Santé · Os

Ostéoporose : prévenir et traiter la fragilité osseuse après 60 ans

Silencieuse, l'ostéoporose fragilise les os sans prévenir — jusqu'à la fracture. Or elle se prévient et se traite. Alimentation, activité, dépistage : comment garder un squelette solide après 60 ans.

🦴

On l'appelle la « maladie silencieuse » : l'ostéoporose fragilise les os progressivement, sans douleur ni symptôme, jusqu'au jour où une chute — parfois banale — provoque une fracture. Poignet, hanche, vertèbres : ces fractures peuvent bouleverser l'autonomie. La bonne nouvelle, c'est qu'on peut agir, à tout âge, pour préserver la solidité de son squelette. Voici comment.

Qu'est-ce que l'ostéoporose ?

L'os est un tissu vivant, en perpétuel renouvellement. Avec l'âge, la fabrication d'os ralentit tandis que sa destruction se poursuit : le capital osseux diminue, l'os devient poreux et fragile. C'est l'ostéoporose. Elle est particulièrement fréquente chez les femmes après la ménopause, car la chute des œstrogènes accélère la perte osseuse, mais elle concerne aussi les hommes plus âgés.

📌 À retenir

L'ostéoporose ne fait pas mal en elle-même. Son danger, ce sont les fractures qu'elle provoque, notamment la fracture du col du fémur (hanche), lourde de conséquences après 70 ans. Prévenir, c'est d'abord préserver l'os avant la casse.

Les facteurs de risque

Certains éléments augmentent le risque et doivent inciter à la vigilance :

  • Être une femme ménopausée, surtout si la ménopause a été précoce ;
  • Des antécédents familiaux d'ostéoporose ou de fracture de la hanche ;
  • Une fracture déjà survenue après un choc mineur ;
  • Un poids très faible, la maigreur ;
  • Le tabac et une consommation excessive d'alcool ;
  • Une carence prolongée en calcium ou en vitamine D ;
  • Certaines maladies et traitements (corticoïdes au long cours notamment).

Le dépistage : l'ostéodensitométrie

Pour mesurer la solidité des os, un examen simple et indolore existe : l'ostéodensitométrie (ou densitométrie osseuse). En quelques minutes, elle évalue la densité minérale osseuse et permet de savoir si vous êtes ostéoporotique, à risque, ou non. Cet examen est pris en charge par l'Assurance Maladie dans certaines situations (après une fracture, à la ménopause avec facteurs de risque…). Parlez-en à votre médecin, surtout si vous cumulez des facteurs de risque. Si vous n'avez pas de médecin traitant, voir notre guide trouver un médecin.

L'alimentation : calcium, vitamine D et protéines

Bien nourrir ses os passe par trois nutriments clés :

  • Le calcium, brique de l'os : produits laitiers (lait, yaourts, fromages), mais aussi eaux minérales riches en calcium, légumes verts, amandes, sardines ;
  • La vitamine D, indispensable pour fixer le calcium : elle se fabrique sous l'effet du soleil, mais après 60 ans une supplémentation est souvent prescrite, surtout en hiver ;
  • Les protéines, qui entretiennent aussi l'os et les muscles qui le soutiennent — voir notre article protéines et muscles.

Une alimentation variée et suffisante est votre première ligne de défense, à l'opposé des régimes restrictifs qui fragilisent — attention à la dénutrition.

L'activité physique renforce l'os

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, il ne faut pas « ménager » ses os : c'est en les sollicitant qu'on les renforce. Les activités « en charge » (où l'on porte son poids) stimulent la fabrication osseuse : marche, montée d'escaliers, danse, gymnastique douce. Le renforcement musculaire et les exercices d'équilibre sont doublement précieux : ils consolident l'os et réduisent le risque de chute. Voir nos guides activité physique douce et prévenir les chutes.

Prévenir les fractures au quotidien

Puisque le danger vient des fractures, réduire le risque de chute est essentiel. Quelques mesures simples :

  • Sécuriser le logement : enlever les tapis glissants, bien éclairer, installer des barres d'appui — voir adapter sa salle de bain ;
  • Porter de bonnes chaussures, fermées et antidérapantes ;
  • Faire vérifier sa vue et son audition ;
  • Revoir avec son médecin les médicaments qui donnent des vertiges — voir déprescription.

Les traitements

Quand l'ostéoporose est avérée ou le risque de fracture élevé, le médecin peut prescrire des médicaments qui freinent la perte osseuse ou stimulent la formation d'os, en complément du calcium et de la vitamine D. Ces traitements ont fait la preuve de leur efficacité pour réduire le risque de fracture. Ils se prennent sur la durée, avec un suivi régulier. Ne les arrêtez jamais de vous-même : parlez-en à votre médecin, qui adapte la prise en charge à votre situation.

✅ Que faire maintenant ?

Si vous êtes une femme ménopausée ou si vous cumulez des facteurs de risque, demandez à votre médecin si une ostéodensitométrie est indiquée. En parallèle, assurez-vous d'un bon apport en calcium et vitamine D, et bougez régulièrement : vos os se construisent chaque jour.

Partager cet article : 🖨 🔗

Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'ostéoporose ?

C'est une maladie qui fragilise les os en diminuant leur densité, les rendant poreux et cassants. Elle est silencieuse (pas de douleur) jusqu'à la survenue d'une fracture. Elle touche surtout les femmes après la ménopause, mais aussi les hommes âgés.

Comment dépister l'ostéoporose ?

Par une ostéodensitométrie, examen simple et indolore qui mesure la densité osseuse en quelques minutes. Il est pris en charge dans certaines situations (fracture antérieure, ménopause avec facteurs de risque). Parlez-en à votre médecin si vous cumulez des facteurs de risque.

Quels aliments sont bons pour les os ?

Les aliments riches en calcium (produits laitiers, eaux calciques, légumes verts, sardines, amandes) et en protéines, associés à un bon apport en vitamine D (souvent supplémentée après 60 ans). Une alimentation variée et suffisante protège les os ; évitez les régimes restrictifs.

Le sport est-il bon en cas d'ostéoporose ?

Oui, à condition qu'il soit adapté. Les activités en charge (marche, danse, gymnastique douce) stimulent la fabrication osseuse, et les exercices d'équilibre et de renforcement réduisent le risque de chute. Demandez conseil à votre médecin sur les activités adaptées à votre cas.

L'ostéoporose se soigne-t-elle ?

Elle se traite. Quand le risque de fracture est élevé, le médecin peut prescrire des médicaments qui freinent la perte osseuse ou stimulent la formation d'os, en plus du calcium et de la vitamine D. Ces traitements réduisent efficacement le risque de fracture et se prennent avec un suivi régulier.

La vitamine D est-elle utile après 60 ans ?

Oui. La vitamine D permet de fixer le calcium sur les os. Elle se fabrique grâce au soleil, mais après 60 ans, et surtout en hiver, une supplémentation est fréquemment prescrite car les carences sont courantes. Votre médecin peut la doser et adapter la dose.

À lire aussi