Beaucoup l'ignorent : au décès d'un fonctionnaire, la pension de réversion n'obéit pas aux mêmes règles que dans le privé — et elles sont souvent plus avantageuses. Pas de plafond de ressources, notamment. Voici ce qui change, et comment ne rien laisser passer.
La pension de réversion est la part de la retraite d'une personne décédée reversée à son conjoint survivant. Mais attention à une erreur répandue : les règles ne sont pas les mêmes selon que le défunt était salarié du privé ou fonctionnaire. La réversion de la fonction publique (État, hospitalière, territoriale) obéit à un régime propre, sur plusieurs points plus favorable que le régime général — à commencer par l'absence de condition de ressources. Connaître ces différences est essentiel pour ne pas se tromper, surtout si le couple relevait de régimes différents.
C'est le point le plus important, et le plus favorable. Dans le régime général du privé, la réversion est soumise à un plafond de ressources : au-delà d'un certain revenu, elle est réduite ou supprimée. Pour la réversion d'un fonctionnaire, il n'y a pas de condition de ressources : le conjoint survivant y a droit quels que soient ses revenus. De même, il n'y a pas de condition d'âge minimum, là où le privé en impose une. Ces deux différences changent tout et rendent la réversion de la fonction publique bien plus accessible.
La réversion du fonctionnaire correspond à 50 % de la pension que percevait (ou qu'aurait perçue) le défunt — un taux et une base de calcul qui diffèrent du régime général et de sa retraite complémentaire. Le conjoint survivant peut par ailleurs percevoir des majorations, notamment pour les enfants. Comme ces règles sont techniques et peuvent évoluer, la référence officielle est la fiche pension de réversion en cas de décès d'un fonctionnaire de service-public.gouv.fr.
La condition centrale est le mariage : comme dans le privé, seul le conjoint (ou ex-conjoint) marié y a droit ; le PACS et le concubinage n'ouvrent aucun droit à réversion. S'ajoutent des règles propres à la fonction publique, notamment une durée de mariage minimale, ou l'existence d'un enfant issu du mariage, qui peut lever cette condition de durée. En cas de plusieurs mariages, la réversion se partage entre les ex-conjoints au prorata de la durée de chaque union. Ces conditions diffèrent de celles du privé : mieux vaut vérifier sa situation précise.
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Je m'inscris à la newsletter →C'est une situation très fréquente : beaucoup de personnes ont eu une carrière « mixte », en partie dans le privé, en partie dans la fonction publique. Dans ce cas, le conjoint survivant peut prétendre à plusieurs réversions, chacune calculée selon les règles de son régime — celles du privé (avec condition de ressources) pour la part privée, celles de la fonction publique (sans condition de ressources) pour la part publique. Il ne faut donc négliger aucun régime. Notre guide général sur la pension de réversion détaille les règles du privé, à combiner avec celles vues ici.
Comme toute réversion, elle n'est pas automatique : il faut la demander. Pour la part fonction publique, la demande s'effectue auprès du service des retraites de l'État ou de la caisse de retraite dont relevait le défunt (selon qu'il était fonctionnaire d'État, territorial ou hospitalier). Rassemblez les pièces (acte de décès, livret de famille) et n'attendez pas. Pour éviter les pièges communs à toutes les réversions, voyez notre article réversion : les erreurs à éviter, et pensez à vérifier l'ensemble de vos droits parmi les démarches après un décès.
Si votre conjoint était ou est fonctionnaire, retenez l'essentiel : la réversion n'a ni condition de ressources ni condition d'âge, contrairement au privé. Elle n'est pas automatique : il faut la demander auprès du régime concerné. Et en cas de carrière mixte, réclamez chaque réversion séparément — ne laissez rien de côté.
Non, et c'est sa grande différence avec le privé. La pension de réversion de la fonction publique n'est soumise à aucune condition de ressources : le conjoint survivant y a droit quels que soient ses revenus. Il n'y a pas non plus de condition d'âge minimum, contrairement au régime général du privé.
Elle correspond à 50 % de la pension que percevait ou qu'aurait perçue le fonctionnaire décédé, avec une base de calcul propre à la fonction publique. Des majorations sont possibles, notamment pour les enfants. Les règles étant techniques, la référence officielle est la fiche service-public F21819.
Non. Comme dans le privé, seul le mariage ouvre droit à la réversion : ni le PACS ni le concubinage n'y donnent droit. La fonction publique impose en outre des conditions propres, comme une durée de mariage minimale, qui peut être levée par l'existence d'un enfant issu du mariage.
Oui. Si le défunt a eu une carrière mixte, en partie dans le privé et en partie dans la fonction publique, le conjoint survivant peut prétendre à plusieurs réversions, chacune calculée selon les règles de son régime. Il ne faut négliger aucun régime : réclamez chaque réversion séparément.
La réversion n'est jamais automatique : il faut la demander auprès du service des retraites de l'État ou de la caisse dont relevait le défunt, selon qu'il était fonctionnaire d'État, territorial ou hospitalier. Rassemblez l'acte de décès et le livret de famille, et n'attendez pas pour engager la démarche.
Oui. En cas de plusieurs mariages, la pension de réversion se partage entre les ex-conjoints survivants au prorata de la durée de chaque union. Chaque conjoint ou ex-conjoint marié peut donc prétendre à une part, calculée selon la durée de son mariage avec le fonctionnaire décédé.