Au décès d'un époux, le conjoint survivant peut percevoir une partie de la retraite du défunt : c'est la pension de réversion. Un droit essentiel, mais méconnu et encadré par des règles précises (mariage, âge, ressources). Voici qui peut en bénéficier, combien, et comment la demander.
La pension de réversion est une partie de la retraite d'une personne décédée, versée à son conjoint (ou ex-conjoint) survivant. Elle vise à protéger le veuf ou la veuve en lui reversant une fraction des droits que le défunt avait acquis. C'est un droit important, mais qui n'est pas automatique : il faut en faire la demande, et il obéit à des conditions (être ou avoir été marié, remplir une condition d'âge et, selon le régime, de ressources). Comme les règles diffèrent d'un régime à l'autre, mieux vaut bien s'informer pour ne rien laisser passer.
Lorsqu'un assuré décède, une partie de sa retraite peut être « reversée » à son conjoint survivant : c'est la pension de réversion. Elle correspond, dans le régime général, à un pourcentage de la retraite que percevait (ou qu'aurait perçue) le défunt. Elle concerne aussi bien les retraites de base que les retraites complémentaires — voir notre article sur la retraite complémentaire Agirc-Arrco. Chaque régime auquel le défunt a cotisé peut verser sa propre réversion, avec ses propres règles.
La première condition est d'avoir été marié avec la personne décédée. C'est un point crucial et souvent mal connu : le PACS et le concubinage n'ouvrent aucun droit à la réversion. Un ex-conjoint divorcé peut en revanche y prétendre. S'y ajoutent, selon les régimes :
Attention, ces conditions ne sont pas les mêmes dans la fonction publique ou les régimes complémentaires : renseignez-vous régime par régime.
Le montant dépend du régime et, dans le régime général, de vos ressources : la réversion peut être réduite pour ne pas dépasser un plafond. Comme les montants et plafonds sont revalorisés régulièrement, nous ne citons pas de chiffres qui seraient vite dépassés : utilisez le simulateur et les outils officiels. Le site info-retraite.fr, qui rassemble tous vos régimes, propose un simulateur de droit à réversion très utile pour estimer votre situation.
C'est le point le plus important : la réversion n'est pas versée automatiquement, il faut la demander. Bonne nouvelle, vous pouvez faire une demande unique en ligne qui vaut pour l'ensemble des régimes de base et complémentaires auxquels votre conjoint a cotisé, depuis votre compte retraite sur lassuranceretraite.fr ou info-retraite.fr. Rassemblez les pièces (acte de décès, livret de famille, justificatifs de ressources) et n'attendez pas, car des délais peuvent s'appliquer. Pour éviter les pièges fréquents, consultez notre article dédié aux erreurs à éviter sur la réversion.
La demande de réversion s'inscrit dans l'ensemble des démarches après un décès, souvent lourdes à gérer dans une période difficile. Pensez aussi à vérifier vos autres droits éventuels (aides, allocation de solidarité) via notre outil « mes aides ». Ne restez pas seul face à ces formalités : les caisses de retraite peuvent vous accompagner.
Retenez trois choses : il faut avoir été marié, la réversion n'est pas automatique (il faut la demander), et une seule demande en ligne couvre tous les régimes. En cas de décès d'un conjoint, connectez-vous à info-retraite.fr pour vérifier vos droits et lancer la demande, ou faites-vous aider par votre caisse.
C'est une partie de la retraite d'une personne décédée, versée à son conjoint ou ex-conjoint survivant. Elle correspond à un pourcentage des droits acquis par le défunt et concerne les retraites de base comme complémentaires. Chaque régime auquel le défunt a cotisé peut verser sa propre réversion, selon ses règles.
Il faut avoir été marié avec la personne décédée : le PACS et le concubinage n'ouvrent aucun droit à la réversion. Un ex-conjoint divorcé peut y prétendre. S'ajoutent, selon les régimes, une condition d'âge et, dans le régime général, une condition de ressources. Les règles diffèrent selon les régimes.
Non. Seul le mariage ouvre droit à la pension de réversion. Ni le PACS ni le concubinage ne permettent d'en bénéficier, quelle que soit la durée de vie commune. C'est un point essentiel et souvent méconnu, qui peut avoir de lourdes conséquences pour le conjoint survivant non marié.
Le montant dépend du régime et, dans le régime général, de vos ressources : la réversion peut être réduite pour ne pas dépasser un plafond. Les montants et plafonds étant revalorisés régulièrement, mieux vaut utiliser le simulateur de droit à réversion sur info-retraite.fr pour estimer précisément votre situation.
Non. Elle n'est jamais automatique : il faut en faire la demande. Vous pouvez effectuer une demande unique en ligne qui vaut pour tous les régimes de base et complémentaires auxquels votre conjoint a cotisé, depuis votre compte retraite sur info-retraite.fr ou lassuranceretraite.fr. N'attendez pas, des délais peuvent s'appliquer.
Depuis votre compte retraite sur info-retraite.fr ou lassuranceretraite.fr, via une demande unique en ligne valable pour l'ensemble des régimes. Rassemblez les pièces nécessaires (acte de décès, livret de famille, justificatifs de ressources). Votre caisse de retraite peut vous accompagner dans cette démarche, surtout dans cette période difficile.