Au décès d'un conjoint, une partie de sa retraite peut revenir au survivant. Mais cette pension n'est jamais automatique, et quelques erreurs courantes peuvent vous en priver. Voici lesquelles.
La pension de réversion permet au conjoint survivant de percevoir une partie de la retraite de la personne décédée. C'est un droit essentiel, mais semé d'embûches : conditions variables selon les régimes, démarches à initier soi-même, ressources à déclarer. Voici les sept erreurs à éviter absolument.
C'est l'erreur la plus répandue. La réversion doit être demandée : aucune caisse ne la verse spontanément. Sans demande, aucun droit n'est ouvert, même si toutes les conditions sont remplies.
Le point de départ du versement peut dépendre de la date de votre demande. Tarder, c'est risquer de perdre plusieurs mois de pension. Mieux vaut déposer le dossier rapidement après le décès.
Dans le régime général, la réversion est soumise à une condition d'âge (à partir de 55 ans) et à une condition de ressources. D'autres régimes (fonction publique, complémentaires) ont leurs propres règles, parfois sans condition de ressources.
Le concubinage et le Pacs n'ouvrent pas droit à la réversion : seul le mariage est pris en compte. En revanche, un ex-conjoint divorcé non remarié peut y prétendre.
Une personne ayant travaillé dans le privé, le public ou comme indépendant a cotisé à plusieurs caisses. Chacune peut verser une réversion : il faut donc déposer une demande auprès de tous les régimes concernés.
Une déclaration de ressources inexacte peut entraîner un refus ou un trop-perçu à rembourser. Soyez précis et signalez tout changement de situation (remariage, nouvelle pension).
La réversion de la retraite complémentaire (comme l'Agirc-Arrco pour les salariés du privé) obéit à des règles différentes de celles du régime de base. Ne l'oubliez pas dans vos démarches : voir notre article sur la complémentaire Agirc-Arrco.
Les règles sont complexes et varient d'un cas à l'autre. N'hésitez pas à vous faire accompagner par votre caisse de retraite ou un point d'information. Vérifiez aussi vos autres droits via notre guide Quelles aides ?.
Pour accélérer le traitement de votre demande, rassemblez à l'avance :
Plus le dossier est complet, plus le versement est rapide.
Les règles varient selon les régimes : dans certains cas, un remariage suspend ou supprime le droit à la réversion, dans d'autres non. De même, lorsque le défunt a été marié plusieurs fois, la pension peut être partagée entre les ex-conjoints au prorata de la durée de chaque mariage. Ces situations sont complexes : ne restez pas dans l'incertitude et demandez une information personnalisée à votre caisse, qui étudiera votre cas précis.
Déposez votre demande auprès de tous les régimes concernés sans tarder, et vérifiez vos droits avec notre guide Quelles aides ? et nos démarches pas-à-pas.
Non, elle doit être demandée auprès de chaque régime auquel le défunt a cotisé. Sans demande, aucun droit n'est ouvert.
Non, seul le mariage ouvre droit à la réversion dans le régime général. Un ex-conjoint divorcé non remarié peut toutefois y prétendre.
Dans le régime de base, oui, ainsi qu'une condition d'âge (à partir de 55 ans). Les régimes complémentaires et la fonction publique ont leurs propres règles.