Il suffit parfois d'une chute de sa hauteur. La fracture du col du fémur est l'une des plus redoutées après 75 ans, non pour la fracture elle-même, mais pour ses conséquences sur l'autonomie. La bonne nouvelle : elle se prévient largement, et on peut bien s'en remettre.
La fracture du col du fémur est une fracture de la partie haute de l'os de la cuisse, près de la hanche. Chez le senior, elle survient le plus souvent après une chute banale, parfois de sa propre hauteur, sur un os fragilisé par l'ostéoporose. C'est une blessure fréquente et sérieuse — non par la fracture en elle-même, qui se répare bien, mais par ses conséquences : immobilisation, perte d'autonomie, complications. D'où un double message d'espoir : on peut largement la prévenir, et avec une bonne prise en charge, on peut bien récupérer. Encore faut-il connaître les bons réflexes.
Le scénario est typique : après une chute, la personne ressent une vive douleur à la hanche ou au pli de l'aine, ne peut plus se relever ni s'appuyer sur la jambe, et celle-ci apparaît parfois raccourcie et tournée vers l'extérieur. Devant ces signes, il ne faut pas chercher à faire marcher la personne : appelez le 15, couvrez-la et rassurez-la en attendant les secours. Attention, certaines fractures « engrenées » restent peu douloureuses et permettent encore un peu de marche : toute douleur de hanche persistante après une chute doit donc conduire à consulter, même si la personne tient debout. Le mécanisme et la prise en charge sont décrits sur l'article fracture du col du fémur de Wikipédia.
Dans la très grande majorité des cas, le traitement est chirurgical : selon le type de fracture et l'âge, le chirurgien répare l'os (vis, plaque) ou pose une prothèse de hanche. L'objectif est de permettre un lever le plus précoce possible, souvent dès le lendemain, car c'est l'immobilisation qui fait le plus de dégâts chez le senior (phlébite, escarres, perte musculaire, confusion). L'opération n'est pas anodine, mais elle est presque toujours préférable à l'alitement prolongé. Avant l'intervention, signalez tous vos traitements, notamment les anticoagulants.
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Je m'inscris à la newsletter →C'est là que se joue le retour à la vie d'avant. Après l'opération, la rééducation avec un kinésithérapeute est essentielle : elle vise à se remettre debout, à remarcher, à retrouver force et équilibre. Elle se déroule à l'hôpital, en centre de rééducation ou à domicile selon les cas. Le moral compte aussi beaucoup : il faut de la patience et de la régularité, mais la plupart des personnes bien accompagnées retrouvent une bonne autonomie. Pour soutenir la récupération, veillez à une alimentation riche en protéines (contre la fonte musculaire, voir la dénutrition) et à traiter l'ostéoporose pour éviter une nouvelle fracture. Le maintien à domicile peut nécessiter des aides ponctuelles, comme l'APA.
C'est le plus important, car la meilleure fracture est celle qu'on évite. La prévention repose sur deux piliers indissociables :
Agir sur ces deux fronts réduit considérablement le risque. C'est un investissement direct dans votre autonomie future.
Devant une douleur de hanche persistante après une chute, même si la personne tient debout : consultez, et appelez le 15 si elle ne peut plus se lever. Et sans attendre l'accident, agissez sur la prévention : faites évaluer votre risque d'ostéoporose, sécurisez votre logement et entretenez votre équilibre. Ces deux réflexes protègent vos os et votre autonomie.
Après une chute, la personne ressent une vive douleur à la hanche ou au pli de l'aine, ne peut plus se relever ni s'appuyer sur la jambe, qui apparaît parfois raccourcie et tournée vers l'extérieur. Certaines fractures restent peu douloureuses : toute douleur de hanche persistante après une chute doit faire consulter.
Dans la très grande majorité des cas, oui. Selon le type de fracture et l'âge, le chirurgien répare l'os avec des vis ou une plaque, ou pose une prothèse de hanche. L'objectif est un lever le plus précoce possible, car chez le senior, c'est l'immobilisation prolongée qui provoque le plus de complications.
Oui, dans la plupart des cas avec une bonne prise en charge. La rééducation avec un kinésithérapeute est essentielle pour se remettre debout, remarcher et retrouver force et équilibre. Il faut de la patience et de la régularité, mais la plupart des personnes bien accompagnées retrouvent une bonne autonomie.
Non pour la fracture elle-même, qui se répare bien, mais pour ses conséquences : l'immobilisation qui suit expose à la phlébite, aux escarres, à la fonte musculaire et à la perte d'autonomie. C'est pourquoi on privilégie l'opération et un lever précoce, et pourquoi la prévention est si importante.
En agissant sur deux fronts : des os solides (dépister et traiter l'ostéoporose, calcium, vitamine D, activité physique) et la prévention des chutes (sécuriser le logement, corriger vue et audition, revoir les médicaments qui font chuter, entretenir l'équilibre). Ces deux piliers réduisent fortement le risque.
Ne cherchez pas à faire relever ou marcher la personne, ce qui pourrait aggraver la fracture. Appelez le 15, couvrez-la pour éviter qu'elle ne se refroidisse et rassurez-la en attendant les secours. Signalez aux soignants ses traitements, notamment les anticoagulants, et ses antécédents médicaux.