Vos douleurs articulaires vous réveillent la nuit, votre raideur du matin dépasse 30 minutes ? Ce n'est peut-être pas de l'arthrose, mais un rhumatisme inflammatoire. Distinguer les deux change tout — car les inflammatoires se traitent, et se traitent tôt.
Contrairement à l'arthrose — usure mécanique du cartilage, très fréquente après 60 ans — les rhumatismes inflammatoires sont des maladies auto-immunes qui attaquent les articulations. Leur reconnaissance précoce est capitale : mal traités, ils détruisent les articulations en quelques années ; bien traités, on vit presque normalement.
Elles se distinguent des arthroses (cervicale, du genou, du dos) par le profil des douleurs.
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✉ Je m'inscris gratuitementGrâce aux avancées récentes, un rhumatisme inflammatoire dépisté tôt est aujourd'hui bien contrôlé. Trois axes :
La pseudo-polyarthrite rhizomélique se traite quant à elle par cortisone seule, à dose adaptée décroissante, sur 12-24 mois généralement. Le soulagement est spectaculaire (24-48 h).
Consultez d'abord votre médecin traitant, qui vous orientera vers un rhumatologue si besoin.
Un rhumatisme inflammatoire pris en charge dans les 3-6 mois se stabilise dans 80 % des cas. Pris tard, les dégâts articulaires sont souvent irréversibles. Face à des douleurs nocturnes durables, ne dites pas « c'est l'âge » : consultez.
Trois critères : la douleur nocturne (inflammatoire), la raideur matinale > 30 min (inflammatoire), le gonflement articulaire (inflammatoire). L'arthrose, elle, souffre à l'effort et se calme au repos.
Oui, on parle de « polyarthrite rhumatoïde tardive » : elle touche 10-20 % des cas de la maladie. Signes proches, prise en charge identique.
Le médecin traitant peut orienter en 1 à 2 consultations. Le diagnostic définitif par le rhumatologue prend souvent 2-3 mois, incluant biologie et imagerie.
Bien surveillé (bilan sang tous les 1-3 mois), il est très bien toléré chez la majorité. C'est un traitement de fond reconnu, prescrit à faible dose (5-25 mg/semaine).
Seulement dans certains cas (PPR, poussées graves). Le rhumatologue vise toujours la dose la plus faible et cherche à l'arrêter dès que possible pour éviter les effets secondaires.
Non, elle est même conseillée entre les poussées. L'articulation en mouvement se protège mieux qu'une articulation raide immobile.