Une brûlure qui remonte derrière le sternum après le repas, un goût acide, une toux qui gêne la nuit : le reflux est très répandu et souvent mal soigné à coups d'automédication. Pourtant, des gestes simples soulagent beaucoup. Voici ce qui marche, et quand consulter.
Le reflux gastro-œsophagien (RGO) est la remontée d'une partie du contenu de l'estomac dans l'œsophage. Normalement, un muscle situé à la jonction entre les deux fait office de clapet et empêche ce retour. Quand il fonctionne mal, le liquide acide de l'estomac remonte et irrite la paroi de l'œsophage, qui n'est pas faite pour le supporter : c'est la fameuse brûlure d'estomac. Très fréquent, le reflux devient encore plus courant après 60 ans. Il est le plus souvent bénin, mais il ne doit ni être négligé ni traité indéfiniment en automédication.
Le signe le plus caractéristique est le pyrosis : une brûlure qui part du creux de l'estomac et remonte derrière le sternum, souvent après les repas, en se penchant en avant ou en position allongée. S'y ajoutent fréquemment des régurgitations acides (un goût amer dans la bouche). Mais le reflux prend parfois des formes trompeuses : toux chronique surtout nocturne, enrouement matinal, mal de gorge persistant, voire douleurs thoraciques. Le site ameli.fr décrit précisément ces manifestations.
Plusieurs facteurs se conjuguent. Le muscle qui ferme l'entrée de l'estomac perd de son efficacité, et une hernie hiatale (remontée d'une partie de l'estomac à travers le diaphragme) devient plus fréquente. S'y ajoutent le surpoids, qui augmente la pression sur l'abdomen, certains médicaments qui relâchent ce clapet, le tabac et l'alcool. Le reflux gastro-œsophagien concerne une part importante de la population adulte, et une personne sur dix en souffre quotidiennement.
Ces mesures sont souvent plus efficaces qu'on ne le croit, et à mettre en place en premier :
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Je m'inscris à la newsletter →Les médicaments antiacides, notamment les inhibiteurs de la pompe à protons, réduisent l'acidité de l'estomac et sont très efficaces sur les symptômes. Ils permettent aussi la cicatrisation en cas d'œsophagite (inflammation de l'œsophage). Mais un point mérite attention : ces traitements sont souvent pris pendant des années sans réévaluation, parfois en automédication. Or un usage prolongé n'est pas anodin et doit être justifié. Faites le point régulièrement avec votre médecin, dans le cadre d'une révision de vos médicaments — une démarche particulièrement utile chez le senior qui cumule les traitements.
Certains signes imposent un avis médical et souvent une endoscopie (examen visuel de l'œsophage et de l'estomac) :
Ne confondez pas non plus une brûlure digestive avec une douleur cardiaque : devant une douleur thoracique intense, oppressante, avec essoufflement ou irradiation dans le bras ou la mâchoire, appelez le 15. Dans le doute, mieux vaut toujours appeler.
Essayez d'abord les mesures simples pendant quelques semaines : repas plus légers, pas d'allongement après manger, tête du lit surélevée. Si vous prenez un antiacide depuis des mois sans jamais l'avoir réévalué, demandez à votre médecin si c'est toujours justifié. Et devant une difficulté à avaler ou un amaigrissement : consultez sans tarder.
C'est la remontée d'une partie du contenu acide de l'estomac dans l'œsophage, parce que le muscle qui sert de clapet entre les deux fonctionne mal. Le liquide acide irrite la paroi de l'œsophage et provoque des brûlures. Très fréquent, il devient encore plus courant après 60 ans.
Une brûlure qui part du creux de l'estomac et remonte derrière le sternum, surtout après les repas, en se penchant ou allongé, ainsi que des régurgitations acides. Le reflux prend aussi des formes trompeuses : toux chronique surtout nocturne, enrouement matinal, mal de gorge persistant, douleurs thoraciques.
Faites des repas plus légers et plus fréquents, ne vous allongez pas dans les 2 à 3 heures après manger, surélevez la tête du lit de quelques centimètres, limitez gras, épices, chocolat, café, agrumes, alcool et tabac, évitez les vêtements serrés à la taille et perdez du poids si nécessaire.
Pas sans réévaluation médicale. Les inhibiteurs de la pompe à protons sont très efficaces, mais ils sont souvent pris pendant des années sans contrôle, parfois en automédication. Un usage prolongé doit être justifié : faites régulièrement le point avec votre médecin dans le cadre d'une révision de vos traitements.
Sans attendre en cas de difficulté à avaler ou de sensation de blocage, d'amaigrissement inexpliqué, de vomissements de sang ou de selles noires, d'anémie, ou de symptômes apparus après 50 ans qui persistent ou résistent au traitement. Ces signes justifient un avis médical et souvent une endoscopie.
La brûlure digestive est plutôt liée aux repas et à la position allongée. Une douleur thoracique intense et oppressante, avec essoufflement ou irradiation dans le bras ou la mâchoire, doit faire penser au cœur : appelez le 15. Dans le doute, appelez toujours : mieux vaut une alerte pour rien qu'un retard.