Les reins filtrent le sang en silence — et quand ils s'abîment, cela ne se voit pas non plus. La maladie rénale chronique touche beaucoup de seniors, surtout diabétiques ou hypertendus, sans faire de bruit. La dépister tôt permet de protéger ses reins. Voici l'essentiel.
La maladie rénale chronique est une baisse progressive et durable de la capacité des reins à filtrer le sang. Les reins éliminent les déchets et l'excès d'eau, régulent la tension et participent à de nombreux équilibres du corps. Quand ils fonctionnent au ralenti, les déchets s'accumulent — mais longtemps sans aucun symptôme. C'est pourquoi cette maladie, fréquente après 60 ans, est souvent découverte tardivement. Bonne nouvelle : dépistée tôt par une simple prise de sang, on peut ralentir son évolution et préserver ses reins.
Les deux reins sont de véritables filtres : ils nettoient le sang de ses déchets, éliminés dans l'urine, ajustent la quantité d'eau et de sels, aident à réguler la tension et interviennent dans la fabrication des globules rouges et la santé des os. Dans la maladie rénale chronique, ces fonctions se dégradent lentement. Le corps s'adapte longtemps, ce qui explique l'absence de signes au début.
Certaines personnes doivent être particulièrement surveillées : celles qui ont un diabète, une hypertension, des antécédents familiaux, ou qui prennent au long cours certains médicaments. Comme la maladie est silencieuse, seul le dépistage permet de l'attraper tôt : il repose sur une prise de sang (dosage de la créatinine, qui permet d'estimer la fonction rénale) et une analyse d'urine. Ce dépistage est simple et souvent recommandé une fois par an chez les personnes à risque.
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Comme ces signes sont tardifs et peu spécifiques, il ne faut pas les attendre pour agir : le dépistage régulier chez les personnes à risque reste la clé.
Beaucoup de choses sont possibles pour freiner l'évolution :
Le site ameli.fr propose un dossier complet et un programme de suivi. Une prise en charge précoce permet à beaucoup de personnes de vivre longtemps avec des reins préservés.
Non, et c'est un point rassurant. La maladie rénale chronique comporte plusieurs stades, et la grande majorité des personnes concernées restent à un stade modéré, sans jamais atteindre le stade terminal qui nécessite une dialyse ou une greffe. Bien suivie, la maladie se stabilise souvent pendant de nombreuses années. Le rôle du suivi régulier est justement de freiner sa progression et d'éviter les complications, en agissant tôt sur les causes (diabète, tension) et en protégeant les reins. Dépister n'est donc pas une source d'angoisse, mais un moyen de garder la maîtrise et de préserver son autonomie le plus longtemps possible.
Si vous êtes diabétique, hypertendu ou avez des antécédents familiaux, demandez à votre médecin un dépistage de la fonction rénale (prise de sang et analyse d'urine), même sans aucun symptôme. Et pour vos reins comme pour votre cœur, deux réflexes en or : bien contrôler tension et diabète, et éviter l'automédication anti-inflammatoire.
C'est une baisse progressive et durable de la capacité des reins à filtrer le sang et à éliminer les déchets. Elle évolue lentement et reste longtemps silencieuse. Fréquente après 60 ans, surtout en cas de diabète ou d'hypertension, elle est souvent découverte par hasard lors d'une prise de sang réalisée pour une autre raison.
Les deux causes principales sont le diabète et l'hypertension artérielle, qui abîment les petits vaisseaux des reins. D'autres facteurs augmentent le risque : les antécédents familiaux, l'âge, certaines maladies des reins et la prise prolongée de médicaments toxiques pour les reins, comme certains anti-inflammatoires.
Par une prise de sang dosant la créatinine, qui permet d'estimer la fonction rénale, et par une analyse d'urine recherchant notamment des protéines. Ce dépistage simple est souvent recommandé une fois par an chez les personnes à risque (diabète, hypertension, antécédents). Comme la maladie est silencieuse, seul le dépistage la révèle tôt.
Ils n'apparaissent qu'à un stade avancé : fatigue persistante, gonflements des jambes, chevilles ou paupières, tension difficile à contrôler, urines mousseuses, envies d'uriner la nuit, perte d'appétit et nausées. Ces signes étant tardifs et peu spécifiques, il ne faut pas les attendre : le dépistage régulier reste essentiel.
Oui, souvent nettement. Bien contrôler son diabète et sa tension, adopter une alimentation équilibrée en limitant le sel, s'hydrater correctement, éviter l'automédication (notamment les anti-inflammatoires) et faire ses contrôles réguliers permettent de freiner l'évolution. Une prise en charge précoce préserve longtemps la fonction des reins.
Certains médicaments courants, notamment des anti-inflammatoires, peuvent être néfastes pour les reins, surtout pris de façon prolongée ou sans avis. C'est pourquoi il faut éviter l'automédication et toujours signaler l'ensemble de vos traitements à votre médecin et votre pharmacien, en particulier si vous avez une maladie rénale.