Beaucoup de retraités sont propriétaires depuis longtemps, et la valeur de leurs biens a grimpé. Sans le savoir, certains franchissent le seuil de l'IFI, l'impôt sur la fortune immobilière. Êtes-vous concerné ? Voici, simplement, ce qu'il faut vérifier.
L'impôt sur la fortune immobilière (IFI) est un impôt annuel qui frappe les personnes détenant un patrimoine immobilier net important. Il a remplacé en 2018 l'ancien impôt de solidarité sur la fortune (ISF), en le recentrant sur le seul immobilier : les placements financiers, eux, ne sont plus concernés. Beaucoup de retraités, propriétaires depuis des décennies d'un logement dont la valeur a fortement augmenté, se demandent s'ils sont redevables. La réponse dépend d'un seuil et d'un calcul précis. Faisons le point pour savoir si vous êtes concerné, sans jargon inutile.
Vous êtes redevable de l'IFI si la valeur nette de votre patrimoine immobilier taxable dépasse un seuil (de l'ordre de 1,3 million d'euros) au 1er janvier de l'année. Ce patrimoine s'apprécie au niveau du foyer fiscal (le couple et les enfants à charge). Attention à un point qui surprend : le seuil porte sur la valeur du patrimoine immobilier, résidence principale comprise. Dans les zones où l'immobilier a beaucoup monté, un couple de retraités possédant une belle résidence et un ou deux autres biens peut s'en approcher sans s'en douter. La fiche officielle impôt sur la fortune immobilière (IFI) précise les personnes et biens concernés.
L'IFI ne porte que sur l'immobilier : résidence principale, résidences secondaires, biens locatifs, terrains, parts de sociétés immobilières. En sont exclus les placements financiers (livrets, assurance-vie en unités de compte investies hors immobilier, actions non immobilières), ainsi que les biens affectés à une activité professionnelle. Deux points importants et favorables :
C'est donc bien la valeur nette (biens moins dettes, après abattement) qui compte pour apprécier le seuil.
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Je m'inscris à la newsletter →Si votre patrimoine dépasse le seuil, l'IFI se calcule en appliquant un barème progressif à la valeur nette taxable (comme pour l'impôt sur le revenu, par tranches). La déclaration est simple : elle se fait en même temps que votre déclaration de revenus, sur un formulaire annexe, chaque printemps. Vous devez évaluer vous-même vos biens à leur valeur de marché au 1er janvier — un exercice délicat où il vaut mieux être prudent et documenté (comparaisons de ventes récentes), car une sous-évaluation peut être redressée. Les montants et barèmes étant régulièrement actualisés, vérifiez les valeurs à jour sur impots.gouv.fr, qui propose aussi un simulateur. En cas de patrimoine proche du seuil ou complexe, un notaire ou un conseiller peut vous aider à évaluer et à optimiser légalement (l'abattement résidence principale, la déduction des dettes). Cette réflexion rejoint celle sur la transmission de son patrimoine et le calcul de vos impôts.
Faites le calcul, même approximatif : additionnez la valeur de vos biens immobiliers (résidence principale avec son abattement, résidences secondaires, locatifs), retirez vos dettes immobilières, et comparez au seuil. Si vous vous en approchez, vérifiez sur impots.gouv.fr et, au besoin, faites-vous accompagner. Mieux vaut anticiper que découvrir un redressement.
L'impôt sur la fortune immobilière est un impôt annuel qui frappe les personnes détenant un patrimoine immobilier net important. Il a remplacé en 2018 l'ancien ISF en le recentrant sur le seul immobilier : les placements financiers ne sont plus concernés. Il se déclare en même temps que les revenus.
Vous êtes redevable si la valeur nette de votre patrimoine immobilier taxable dépasse un seuil, de l'ordre de 1,3 million d'euros, au 1er janvier. Ce patrimoine s'apprécie au niveau du foyer fiscal. Le seuil porte sur l'immobilier, résidence principale comprise. Vérifiez la valeur à jour sur impots.gouv.fr.
Elle entre dans le calcul du patrimoine immobilier, mais elle bénéficie d'un abattement, c'est-à-dire d'une réduction de sa valeur avant calcul. On déduit également les dettes liées à l'immobilier, comme un crédit en cours. C'est donc la valeur nette, après abattement et déduction des dettes, qui compte.
Non. L'IFI ne porte que sur l'immobilier : résidences, biens locatifs, terrains, parts de sociétés immobilières. Les livrets, l'assurance-vie investie hors immobilier et les actions non immobilières en sont exclus, de même que les biens affectés à une activité professionnelle. C'est la différence avec l'ancien ISF.
En même temps que votre déclaration de revenus, chaque printemps, sur un formulaire annexe. Vous devez évaluer vous-même vos biens à leur valeur de marché au 1er janvier. Mieux vaut être prudent et documenter votre estimation avec des ventes comparables, car une sous-évaluation peut être redressée par l'administration.
C'est possible, surtout dans les zones où l'immobilier a fortement augmenté. Un couple de retraités propriétaire d'une belle résidence et d'un ou deux autres biens peut s'approcher du seuil sans s'en douter. Il est prudent de faire le calcul de son patrimoine immobilier net et de le comparer au seuil en vigueur.
Oui, en faisant valoir ce à quoi on a droit : l'abattement sur la résidence principale, la déduction des dettes immobilières, et une évaluation juste des biens. En cas de patrimoine proche du seuil ou complexe, un notaire ou un conseiller peut aider à évaluer correctement et à optimiser dans le cadre légal.