Internet est formidable, à condition de savoir se protéger. Bonne nouvelle : quelques réflexes simples suffisent à écarter l'essentiel des risques. Voici les gestes de sécurité à connaître pour naviguer l'esprit tranquille.
Naviguer, échanger avec ses proches, faire ses démarches ou ses achats : internet simplifie la vie. Mais comme dans la rue, il faut adopter quelques précautions. Les seniors étant particulièrement ciblés par les escrocs, connaître les bons réflexes de cybersécurité est essentiel. Rassurez-vous : rien de compliqué, juste des habitudes à prendre.
Les escrocs visent les personnes qu'ils jugent moins familières des pièges numériques et souvent disposant d'une épargne. Avec l'IA, leurs attaques sont plus crédibles que jamais — voir notre article arnaques par IA. La meilleure défense reste la vigilance et quelques règles de base.
Aucun organisme sérieux — banque, impôts, Assurance Maladie — ne vous demandera jamais vos mots de passe ou codes par e-mail, SMS ou téléphone. Toute demande de ce type est une arnaque : n'y répondez pas.
Le mot de passe est la clé de vos comptes. Quelques règles :
Le « phishing » est un faux message (e-mail ou SMS) imitant un organisme connu pour vous soutirer vos données. Les signaux d'alerte :
La règle : ne cliquez jamais sur le lien. Rendez-vous sur le site officiel en tapant vous-même l'adresse, ou via votre application. Voir aussi déjouer les arnaques.
Gardez vos appareils à jour : les mises à jour corrigent les failles de sécurité. Acceptez-les quand elles sont proposées. Sur ordinateur, un antivirus à jour est utile. Enfin, méfiez-vous du wifi public (gare, café) : évitez d'y consulter vos comptes bancaires. Vérifiez la présence du petit cadenas et de « https » dans la barre d'adresse avant de saisir des informations.
Sur les réseaux sociaux, limitez ce que vous publiez publiquement et réglez vos comptes en mode privé. Moins vous exposez d'informations (adresse, absences, photos, voix), moins les escrocs ont de matière. Ne partagez jamais publiquement que vous partez en vacances.
Si un compte est piraté ou si vous avez communiqué un code par erreur : changez immédiatement le mot de passe concerné, prévenez votre banque si vos données bancaires sont en jeu, et signalez l'incident sur cybermalveillance.gouv.fr, la plateforme officielle qui conseille et oriente gratuitement. En cas de fraude bancaire, faites opposition sans attendre.
Commencez par renforcer le mot de passe de votre messagerie et de votre banque, et activez la double authentification. Ces deux gestes bloquent l'immense majorité des attaques. Puis partagez ces réflexes avec vos proches.
Utilisez une phrase longue d'au moins 12 caractères mêlant lettres, chiffres et signes, comme « MonChat@Dort2fois! ». Choisissez un mot de passe différent pour chaque compte important. Un gestionnaire de mots de passe peut vous aider à tous les mémoriser en sécurité.
C'est un faux message (e-mail ou SMS) imitant un organisme connu (banque, impôts, livreur) pour vous soutirer vos données. Il crée l'urgence et vous pousse à cliquer sur un lien. Ne cliquez jamais : rendez-vous sur le site officiel en tapant vous-même l'adresse.
C'est une sécurité qui ajoute un second code (souvent reçu par SMS) à votre mot de passe lors de la connexion. Même si quelqu'un connaît votre mot de passe, il ne peut pas se connecter sans ce code. Activez-la dès que c'est proposé, surtout pour la banque et la messagerie.
Jamais. Aucun organisme sérieux (banque, impôts, Assurance Maladie) ne demande vos mots de passe ou codes par e-mail, SMS ou téléphone. Toute demande de ce type est une arnaque : n'y répondez pas et signalez-la.
Le wifi public (gare, café, hôtel) est moins sécurisé. Évitez d'y consulter vos comptes bancaires ou de saisir des informations sensibles. Pour ces opérations, préférez la connexion de votre domicile ou votre forfait mobile, et vérifiez toujours la présence du cadenas « https ».
Changez immédiatement le mot de passe concerné, prévenez votre banque si vos données bancaires sont en jeu et faites opposition si nécessaire. Signalez l'incident sur cybermalveillance.gouv.fr, la plateforme officielle qui vous conseille et vous oriente gratuitement.