Entre le montant brut annoncé de votre retraite et ce qui arrive sur votre compte, il y a la CSG. Mais tout le monde ne paie pas le même taux : selon vos revenus, vous pouvez être exonéré. Voici comment fonctionne ce prélèvement et comment vérifier que le vôtre est juste.
La CSG (contribution sociale généralisée) est un prélèvement social appliqué à la plupart des revenus, dont les pensions de retraite. C'est elle qui explique l'écart entre le montant « brut » de votre retraite et la somme effectivement versée. À la CSG s'ajoutent la CRDS et, pour certains, la Casa (contribution destinée à financer l'autonomie). Point essentiel et souvent ignoré : tous les retraités ne paient pas le même taux. Selon vos revenus, vous pouvez être totalement exonéré ou bénéficier d'un taux réduit. Comprendre ce mécanisme permet de vérifier que votre pension est correctement prélevée.
La CSG finance la protection sociale (assurance maladie, famille, autonomie). Elle s'applique aux revenus d'activité mais aussi aux revenus de remplacement, dont les pensions de retraite. Elle est prélevée à la source par votre caisse : vous n'avez aucune démarche à faire, elle est déduite avant le versement. C'est pourquoi le montant que vous percevez est inférieur au montant brut annoncé lors de la liquidation de votre retraite. La fiche officielle CSG et CRDS sur les revenus d'activité et de remplacement détaille l'ensemble des règles.
C'est le cœur du sujet. Il existe quatre situations selon vos revenus :
Les seuils étant revalorisés chaque année, nous ne citons pas de montants qui seraient vite dépassés : consultez les barèmes à jour sur service-public.gouv.fr ou sur impots.gouv.fr. Retenez surtout le principe : plus vos revenus sont modestes, moins vous payez — et si vous êtes exonéré de CSG, vous l'êtes aussi de CRDS et de Casa.
Recevez chaque semaine nos conseils vérifiés sur la santé, la retraite, vos droits et les aides à ne pas manquer. C'est gratuit, sans publicité, et vous vous désinscrivez en un clic.
Je m'inscris à la newsletter →Votre taux est fixé chaque année à partir de votre revenu fiscal de référence (RFR) et du nombre de parts de votre foyer fiscal. C'est donc votre déclaration de revenus qui détermine, indirectement, ce que vous paierez sur votre pension — une raison de plus de bien la remplir chaque année, même sans être imposable. Le taux est ensuite appliqué automatiquement par votre caisse de retraite.
Voici une protection importante et peu connue : le passage à un taux supérieur ne s'applique que si vos revenus dépassent le seuil deux années de suite. Une hausse ponctuelle de revenus (vente d'un bien, revenu exceptionnel) ne fait donc pas automatiquement basculer votre taux dès l'année suivante. À l'inverse, une baisse de revenus peut vous faire redescendre plus rapidement. Si votre situation change nettement (veuvage, baisse de pension), vérifiez que votre taux a bien été ajusté.
Votre bulletin de pension indique le taux de CSG appliqué. Comparez-le aux barèmes en vigueur au regard de votre RFR (qui figure sur votre avis d'impôt). En cas d'anomalie — par exemple si vous pensez avoir droit à une exonération —, contactez votre caisse de retraite, qui peut régulariser, parfois rétroactivement. Un déménagement à l'étranger modifie également les règles : voir notre article prendre sa retraite à l'étranger. Enfin, sachez qu'une partie de la CSG est déductible de votre revenu imposable, ce qui est pris en compte automatiquement.
Sortez votre dernier bulletin de pension et votre avis d'impôt. Repérez le taux de CSG appliqué et votre revenu fiscal de référence, puis comparez aux barèmes en vigueur. Si vous pensez avoir droit à une exonération ou à un taux réduit sans en bénéficier, appelez votre caisse : une régularisation, parfois rétroactive, est possible.
La CSG (contribution sociale généralisée) est un prélèvement social appliqué aux pensions de retraite pour financer la protection sociale. Elle est prélevée à la source par votre caisse, sans démarche de votre part, et explique l'écart entre le montant brut de votre retraite et la somme effectivement versée. S'y ajoutent la CRDS et parfois la Casa.
Non. Il existe quatre situations selon les revenus : exonération totale (taux zéro), taux réduit, taux médian et taux normal. Plus vos revenus sont modestes, moins vous payez. Et si vous êtes exonéré de CSG, vous l'êtes également de CRDS et de Casa. Les seuils sont revalorisés chaque année.
Chaque année, à partir de votre revenu fiscal de référence (qui figure sur votre avis d'impôt) et du nombre de parts de votre foyer fiscal. C'est donc votre déclaration de revenus qui détermine indirectement le taux appliqué à votre pension, d'où l'importance de la remplir chaque année, même sans être imposable.
C'est une protection : le passage à un taux de CSG supérieur ne s'applique que si vos revenus dépassent le seuil deux années de suite. Une hausse ponctuelle de revenus ne fait donc pas basculer votre taux dès l'année suivante. À l'inverse, une baisse de revenus peut vous faire redescendre plus rapidement.
Sur votre bulletin de pension, qui indique le taux de CSG prélevé. Comparez-le aux barèmes en vigueur au regard de votre revenu fiscal de référence, disponible sur votre avis d'impôt. Cette vérification simple permet de repérer une éventuelle anomalie et de faire valoir vos droits.
Contactez votre caisse de retraite en expliquant votre situation et en joignant votre avis d'impôt. Si vous aviez droit à une exonération ou à un taux réduit sans en bénéficier, une régularisation est possible, parfois avec effet rétroactif. Signalez également tout changement important de situation, comme un veuvage ou une baisse de pension.